Le Maire ... acteur du lien social ...


 

Lors du congrès des Maires de France, le Président Jacques Pélissard a réaffirmé le rôle du maire « comme acteur du lien social et garant de l'intérêt général, au dessus des intérêts particuliers ». Cette affirmation n'est pas sans conséquences. Car même si le maire est l'élu préféré des Français, celui-ci porte une responsabilité de cohésion sociale, de développement économique et à la charge de tout faire pour assurer le « bien vivre » entre les habitants, toutes différences générationnelles confondues. Certes, ce sont de grandes idées mais dans le concret, elles ne sont pas si éloignées que ça. Nous devons tous à notre place, être « un peu plus » tolérants les uns avec les autres. Une soirée un peu bruyante ne doit pas générer insultes et menaces. Un passage chez le voisin quelques heures plus tôt pour le prévenir, suffit très souvent à la tranquillité à condition qu'il n'y ait pas d'abus. Nous pourrions multiplier les exemples…. De même qu'au lieu de critiquer chaque action qui n'est pas dans le droit fil de ce que l'on pense, et bien il est préférable d'en discuter. Les adjoints, les conseillers et moi-même n'avons jamais refusé le dialogue mais dialogue ne veut pas dire recul et mise en sommeil des projets. Si c'était cela, la gestion d'une collectivité qu'elle quelle soit, deviendrait impossible. Cela s'appelle tout simplement la démocratie !

Quelques réflexions sur la réforme des collectivités territoriales : Dans notre société, la difficulté, parmi les problèmes sociétaux les plus importants qui se dessinent pour les années à venir, est la disponibilité du maire et des élus municipaux en général, en direction de leurs concitoyens. En dix ans de mandat, je m'aperçois de cette dérive en passant les trois quart de mon temps, à la gestion des affaires courantes, à la mise en place et le suivi de nos grands projets ainsi qu' à leur défense, tant l'administration génère de plus en plus de règles draconiennes issues, il faut le préciser, des décisions législatives. C'est le même constat auprès de mes collègues. Ceci n'est plus possible et il nous faut imaginer une autre organisation de nos territoires pour que le maire soit plus disponible et reste à l'écoute et à la rencontre de ses concitoyens. C'est sa principale mission. La réforme territoriale est engagée et même si nous entendons de nombreuses critiques à son égard d'ailleurs, tant sur le fond, que sur la forme, elle a le mérite d'être mise en place et devrait permettre de dégager du temps aux élus communaux par le transfert de certaines compétences à la communauté. Seulement ça bloque quelque part et pas simplement chez nous. Nous le lisons quasiment chaque semaine, dans les compte-rendu de la presse. Mais pourquoi ? La raison principale me semble-t-il, est le sentiment de ne plus pouvoir exercer réellement, en cas de transfert de compétences, le mandat que chaque élu a reçu de façon démocratique par ses concitoyens. Et nos électeurs ont le même sentiment. Ils nous le disent : « C'est vous qui avez à nous rendre des comptes, pas la communauté de Communes». Alors que faire !. Sachant que l'avenir est forcément communautaire car c'est le seul moyen de gestion efficace, pour moins dépenser en faisant faire plus. Il faudra réformer par la loi pour améliorer le mode de gouvernance communautaire, avec le souci constant, de respecter et de faire participer beaucoup plus les élus locaux, notamment quand ils sont concernés par des projets sur leur territoire où impactant leur commune. Ils devront être délégués de droit pour tout projet intéressant leur commune dans les commissions communautaires. Si nous admettons cela et si les instances gouvernementales prennent en compte cette impérieuse nécessité, la réforme territoriale qui est, il faut le rappeler, nécessaire et incontournable, sera un succès car acceptée par tous et les différents transferts de compétences ne seront que formalités « à condition que les élus communaux aient l'initiative et le suivi des projets qui les concernent. » Les hommes en place ne sont pas en cause, il s'agit simplement d'un problème de sensibilité et de respect du mandat électif communal qui devra être défini sous une forme réglementaire. Ce n'est qu'à cette condition me semble-t-il, que l'outil communautaire sera admis par tous, comme le prolongement de l'action communale.

En attendant, les fêtes de fin d'année arrivent avec, dans quelques jours, la trêve de Noël. Que cette période familiale soit pour vous, un moment de bonheur et de repos.

Bon Noël, bonnes fêtes de fin d'année pour chacune et chacun d'entre-vous. Les membres du conseil municipal et moi-même vous souhaitons, pour vous et vos proches, tous nos vœux et une très bonne année 2012

Guy CHOLOT