› Brexit

Depuis le 31 Décembre 2020 à minuit, le droit de l'Union Européenne a cessé de s'appliquer au Royaume-Uni.

Ce qui a changé au 1er Janvier 2021 :

Pour les citoyens français qui souhaitent voyager au Royaume-Uni et plus particulièrement se rendre sur les îles Anglo-normandes, il faudra impérativement, à partir du 1er Octobre 2021, un passeport en cours de validité.
Jusqu'à cette date, la carte d'identité en cours de validité est encore suffisante pour des séjours de moins de 3 mois.
Les règles de la libre circulation ne s'appliquent plus à destination et en provenance du Royaume-Uni. Les formalités à la frontière sont rétablies dans leur ensemble (migratoires, douanières, etc...).
Pour les voyages touristiques de courte durée (échanges entre les jumelages par exemple), les ressortissants des états membres de l'Union Européenne seront exemptés de visa. Pour tout autre motif, il faudra se renseigner auprès des autorités britanniques sur les obligations de visa qui pourraient être imposées.
Pour les entreprises françaises, les simples citoyens ou les acteurs économiques, un site internet du gouvernement met à disposition des informations pratiques liées à la sortie du Royaume-Unie de l'Union Européenne : www.brexit.gouv.fr

Qu'en est-il pour nos amis britanniques en France et plus spécialement en Côte des Isles ?

Les britanniques et les membres de leur famille déjà installés en France avant le 31 Décembre 2020, bénéficiaires de l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union Européenne, peuvent continuer de séjourner en France sans titre de séjour et d'y travailler sans autorisation de travail jusqu'au 30 Septembre 2021.
A partir du 1er Octobre 2021, la possession d'un titre de séjour spécifique sera obligatoire. Même en cas de possession actuellement d'un titre de séjour européen, il est obligatoire pour les ressortissants britanniques d'effectuer, avant le 1er Juillet 2021, une demande en ligne de titre de séjour spécifique intitulé "Accord de retrait de Royaume-Uni de l'Union Européenne".

Brexit, demande de titre de séjour : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R57197

Autres conséquences du Brexit :

Le volet pêche : les présidents des régions Bretagne et Normandie sont satisfaits de l'accord conclu entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni. Le volet pêche de celui-ci "préserve les intérêts des pêcheurs" français, qui "ne resteront pas à quai le 2 Janvier", ont, en effet, estimé Loïg Chesnais-Girard et son homologue normand Hervé Morin, estimant que "le pire aurait été un Brexit sans accord". Pendant cette période de transition qui va jusqu'en Juin 2026, il importe de rester vigilant.

Erasmus : retrait du Royaume-Uni du programme d'échange universitaire européen en attente d'un programme britannique mondial. Ce retrait va pénaliser les étudiants qui, depuis 1987, se rendaient en nombre au Royaume-Uni pour se perfectionner dans la langue de Shakespeare. Il sera dorénavant plus cher et plus compliqué d'aller étudier chez nos amis britanniques (visa obligatoire pour un séjour supérieur à 6 mois, coût : 385€). Les étudiants optant pour un séjour inférieur à 6 mois, "short-term students", seront exclus de l'obligation de visa.

Un point sur les déplacements sur les îles Anglo-normandes : la crise du Covid a impacté les liaisons Manches Iles Express à destination des îles voisines qui ont été interrompues fin 2020 et, à ce jour, il est trop tôt pour envisager le programme de la saison 2021.
La quatorzaine imposée aux passagers de Guernesey et de ses îles et les restrictions mises en place à Jersey (test obligatoire à l'arrivée avec restriction de contacts dans l'attente des résultats) ont quasiment réduit à néant les échanges maritimes avec les îles.

Souhaitons, dans ce domaine comme dans tant d'autres, que 2021 apporte un retour rapide à la normale ain que les relations amicales, notamment avec nos amis du jumelage Port-Bail/Grouville, reprennent leur cours au plus vite pour des échanges chaleureux et enrichissants.

Francis D'Hulst
Maire délégué de Port-Bail