› Port-Bail la Romaine

Le 15 août 2012

CONFERENCE 

présentée par Laurent Paez-Rezende

ingénieur chargé de recherches 

 au VVF de Port-Bail mercredi 15 août à 21H

LES ORIGINES GALLO-ROMAINES DE PORT- BAIL

« Port-Bail la Romaine »… ce surnom peut faire sourire face aux prestigieuses Alba, Grand, Vaison ou Vieux. Pourtant, de Charles de Gerville (1769-1853) aux recherches actuellement en cours, ce sont près de 200 ans d’investigations qui jalonnent un parcours, parfois tumultueux, riches en découvertes archéologiques. Thermes, temple, rues, aqueducs, habitations, organisations parcellaires, débris en tout genre, etc. attestent de ce dynamisme ancien et fondateur qui présidera à la destinée de la ville pour les deux millénaires qu’elle vient de traverser. Elles permettent aujourd’hui de retracer les grandes lignes de ses origines gallo-romaines. Alors oui, Portbail peut être à juste titre surnommée « la Romaine ». Celle que l’on associe parfois à la Grannona mentionnée dans des documents anciens, est, entre les Ier et IIIe siècles de notre ère, une agglomération florissante de la Cité (civitas) des Unelles (peuple d’origine gauloise occupant le Cotentin) ; mais son organisation originale en deux pôles urbanisés soulève encore bien des questions. Une ville qui, au contraire de ses contemporaines de Valognes (Alauna) et de Montaigu-la-Brisette, va résister aux crises du Bas Empire (IIIe – Ve s.) et fournir l’un des témoignages les plus illustres de son entrée précoce dans l’ère chrétienne : un baptistère du VIe siècle.

La conférence sur « Les origines gallo-romaines de Port-Bail » est l’occasion de retracer l’histoire des découvertes, faire le point sur les connaissances acquises et présenter les premiers résultats des fouilles réalisées au Village de Saint-Marc, sur l’emprise du projet de lotissement de la société VP Construction SAS. Ces recherches ont été réalisées entre fin mai et début août par une équipe d’archéologues professionnels de l’Inrap (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives). Elles ont été menées sous la direction de Laurent Paez-Rezende, ingénieur chargé de recherches, spécialisé sur la période gallo-romaine.