› Archéologie-Préhistoire-Antiquité

LA PECHERIE MEDIEVALE - à voir au MANOIR du PARC 

Les vestiges d’une pêcherie médiévale reposaient dans une dépression d’au minimum 100 m de large, encaissée dans des formations estuariennes de type tangue. Cette dépression, très probablement un paléochenal du ruisseau du Pont aux Oeufs, affluent de la Grise, est colmatée presque exclusivement par du sable dunaire, accumulé sur près de 7 mètres d’épaisseur.

Il s’agit d’un barrage destiné à piéger le poisson remontant ou descendant la rivière (saumons, anguilles, mulets…) : probablement une pêcherie en forme de V de type gord. Une ouverture dans l’axe du cours d’eau a certainement permis de disposer des filets ou une nasse afin de récupérer le poisson.

En savoir plus :pêcherie

BAPTISTERE GALLO-ROMAIN - derrière la Mairie de Port-Bail sur Mer

Découvert en 1956, en faisant les travaux pour l'école primaire, le baptistère à piscine de Port-Bail a l'originalité d'être hexagonal. Vestige, daté sous réserve, du VIème, c'est le seul baptistère retrouvé au nord de la Loire. Le baptême par immersion y était pratiqué par l'évêque pendant la nuit de Pâques. Il était alimenté en eau par une source dont on a retrouvé les traces en 1958. Il fut transformé en chapelle funéraire St Michel entre le VIIème et le XIIème siècle, est rasé en 1697 à cause de sa vétusté.  

en savoir plus : Baptistère

Un rendez-vous avec l'histoire à ne pas manquer !! Visite extérieure exclusivement.

 

LE SITE BRONZE ANCIEN DE LA CAILLOUERIE, UN SITE SPECIALISE EN CONTEXTE LITTORAL 

D’ après Lolita Rousseau, Cyrille Billard, François Charraud, Gilles Laisné et Gérard Vilgrain-Bazin

Le site de « la caillouerie » localisé au sein du havre de Portbail, a été découvert fortuitement suite à l’érosion intensive de la plage dans les années 1990/2000. daté du début de l’âge du bronze ancien, il a livré une quantité très importante de mobilier lithique sur une surface restreinte. L’étude de cette série a permis de mettre en évidence un atelier de débitage de petits galets côtiers par percussion posée sur enclume.La présence de nombreux artefacts pouvant correspondre typologiquement à des pièces esquillées, associés à des éléments fauniques fracturés intentionnellement nous a conduit à réaliser une expertise tracéologique afin de valider ou non l’hypothèse d’un lien entre ces différents éléments. Cette étude a permis de montrer que seule une partie de ces pièces avait effectivement été utilisée comme pièces intermédiaires pour fendre des os longs. Ce site permet d’apporter de nouvelles connaissances au sujet des productions lithiques du début de l’âge du bronze, et de s’interroger sur leur place dans l’exploitation de l’environnement littoral. Il permet également de proposer l’hypothèse de la présence d’ateliers spécialisés probablement en retrait de la sphère domestique. 

 

En savoir plus : https://portbailpatrimoine.wordpress.com/2016/12/15/le-site-bronze-ancien-de-la-caillouerie-a-saint-lo-dourville-50-un-site-specialise-en-contexte-littoral/

QUAND NÉANDERTAL OCCUPAIT LE LITTORAL DE PORTBAIL   

Par Dominique Cliquet, Conservateur du Patrimoine,

Les conditions de gisement à Portbail sont peu favorables pour tenter une datation de l’occupation du site, cependant, sur la base de la géochronologie, il semblerait que l’implantation de l’Homme de Néandertal sur ce site soit rapportable au début de la dernière glaciation, entre 110 et 70 000 ans. D’autres investigations permettront peut-être d’affiner cette proposition.

En savoir plus : https://portbailpatrimoine.wordpress.com/2015/08/22/quand-neandertal-occupait-le-littoral-de-portbail/

L'AGGLOMERATION ANTIQUE DE PORTBAIL

Laurent Paez-Rezende (Inrap), Laurence Jeanne et Caroline Duclos (Grac)

Localisée sur le littoral occidental du département de la Manche, face aux îles anglo-normandes, l’agglomération antique de Portbail est complètement intégrée au territoire de la civitas (cité) desUnelles (fig.1), peuple attesté par César durant la Guerre des Gaules comme appartenant aux tribus gauloises armoricaines qu’il vainc et soumet en 56 av. J.-C. Les signalements de vestiges gallo-romains à Portbail sont récurrents et réguliers depuis au moins le début du XIXe s. Ils se répartissent en deux secteurs distants de 800 m, l’un, situé en bordure immédiate du havre, autour de l’église Notre-Dame, l’autre plus étendu sur le village Saint-Marc et jusqu’au hameau de Gouey. Cette répartition, nettement illustrée par l’enregistrement des données dans la base « Patriarche » du Ministère de la Culture (DRAC/SRA)1, alimente le débat sur l’existence d’une agglomération antique, constituée d’une ville haute à caractère résidentiel sur le plateau Saint-Marc, et d’une ville basse tournée sur une activité portuaire autour du havre.

En savoir plus : https://portbailpatrimoine.wordpress.com/2015/08/26/l-agglomeration-antique-de-portbail/

Panneau sur les fouilles (la tombe féminine à libations) fouilles 2012  (PDF): Un quartier urbain antique

DES THERMES GALLO-ROMAINS A PORTBAIL - fouilles de 2017

Prescrite par la Drac Normandie, l’opération s’inscrit dans le prolongement d’une fouille menée par l’Inrap en 2012 sur la parcelle voisine qui avait livré un quartier de la ville antique de Portbail, comportant au moins une grande résidence de type domus.

UN ÉDIFICE BIEN CONSERVÉ

Le bâtiment accueillant les salles thermales couvre une surface supérieure à 600 m². Il est adossé à un jardin où l’on pratiquait du sport (palestre) avant d’aller se « baigner », et dont une partie de la galerie à colonnade avait été fouillée en 2012. Les utilisateurs des thermes effectuaient un parcours de soins corporels à travers des vestiaires, des étuves, des salles avec des piscines et des baignoires d’eau chaude, tiède ou froide.

Les systèmes de planchers chauffants (hypocaustes), caractéristiques des salles chaudes et tièdes, sont très bien conservés. Les archéologues ont retrouvé, sur un béton à base de mortier de chaux et de graviers, des empilements de briques rondes ou carrées, disposés à intervalles réguliers d’environ 50 cm. Ces pilettes supportaient les dalles de béton des planchers supérieurs, sur lesquels étaient installées les baignoires et les piscines aujourd’hui disparues. D’autres éléments du système de chauffage ont été identifiés. Depuis la chaufferie, adossée à la salle la plus chaude, un grand foyer en tunnel, où était entretenu un feu de bois permanent, envoyait de l’air chaud sous les planchers. Celui-ci circulait entre les pilettes, puis dans des tubulures en terre cuite insérées dans le doublage des murs, pour ensuite s’évacuer au niveau des toitures.  

En savoir plus : Thermes Gallo-Romains